Mis à jour en mai 2026.
En bref : c’est quoi un bon courriel marketing
Un bon courriel marketing repose sur trois piliers simples : un objet qui donne envie d’ouvrir, un contenu qui apporte une vraie valeur à la personne qui le lit, pis un seul appel à l’action clair. Ajoute un nom d’expéditeur humain pis un ton sincère, pis t’as la recette. Pas besoin de design spectaculaire ni de mots savants : un bon courriel, c’est un message utile, honnête pis facile à suivre, envoyé à du monde qui veut te lire.
On reçoit tous des dizaines de courriels par jour. La plupart, on les efface sans les ouvrir. Mais y en a quelques-uns qu’on ouvre toujours, qu’on lit avec plaisir, pis sur lesquels on clique. C’est quoi leur secret ? Pourquoi celui-là pis pas l’autre ? Aujourd’hui, on décortique l’anatomie d’un bon courriel marketing, morceau par morceau, pour que le tien fasse partie de ceux qu’on ouvre.

Qu’est-ce qui rend un objet de courriel vraiment bon ?
L’objet, c’est la porte d’entrée. Aussi bon que soit ton contenu, si l’objet donne pas envie d’ouvrir, personne le verra jamais. Un bon objet, c’est court (il se lit d’un coup, surtout sur mobile), pis il crée une raison concrète d’ouvrir maintenant : une curiosité, une nouveauté, une promesse claire.
Le piège classique, c’est l’objet générique du genre « Infolettre du mois ». Ça décrit, mais ça donne aucune raison de cliquer tout de suite. Compare avec « Le truc qu’on a découvert cette semaine » : le deuxième crée une petite tension, une envie de savoir. C’est ça, la différence entre un objet qui dort pis un objet qui travaille.
Pis un bon objet va de pair avec un bon nom d’expéditeur. On ouvre des courriels d’humains, pas de robots. « Valérie de Froggy » bat « noreply@ » à tous les coups. Ensemble, l’objet pis le nom forment la première impression, pis cette impression-là décide de presque tout.
Qu’est-ce qu’on met dans le corps d’un bon courriel ?
Une fois ouvert, ton courriel a quelques secondes pour livrer sa promesse. Le cœur d’un bon courriel, c’est la valeur : qu’est-ce que la personne gagne à le lire ? Un conseil utile, une nouvelle qui l’intéresse, une histoire qui la touche, une offre qui tombe pile. Si ton courriel apporte rien, même le plus beau design le sauvera pas.
La règle d’or, c’est la simplicité : un message, une idée principale. Quand tu essaies de tout dire dans un seul courriel (la promo, la nouvelle, l’événement, le rappel), tu noies ton vrai but pis tu perds ton lecteur. Choisis l’essentiel, dis-le clairement, pis garde le reste pour un autre envoi.
Un autre ingrédient d’un bon corps de courriel : le rythme. Des paragraphes courts, de l’air entre les idées, une phrase qui respire. Personne a envie de lire un pavé compact dans sa boîte de réception. Quand ton texte est aéré pis facile à parcourir, ton lecteur reste, pis un lecteur qui reste, c’est un lecteur qui clique.
Côté ton, écris comme tu parlerais à un client en personne. Le langage corporatif lisse pis impersonnel, ça crée de la distance. Une voix humaine, chaleureuse pis honnête, ça crée de la connexion. Pis la connexion, c’est exactement ce qui transforme un lecteur en client fidèle.

Pourquoi un seul appel à l’action fait toute la différence ?
Voici l’erreur la plus commune dans les courriels ordinaires : trop de boutons, trop de liens, trop de directions. « Achète ici, lis ça, suis-nous, réserve, télécharge »… Devant trop de choix, le cerveau se fige pis fait rien du tout. Un bon courriel, lui, propose UNE action claire.
Petit truc qui change tout : place ton appel à l’action assez haut pour qu’on le voie sans avoir à descendre longtemps, puis répète-le une fois à la fin pour les lecteurs plus lents. Un seul message, mais deux occasions de cliquer. C’est pas de la redondance, c’est de la générosité envers ton lecteur pressé.
Pose-toi la question avant chaque envoi : c’est quoi la SEULE chose que je veux que la personne fasse en lisant ça ? Réserver ? Cliquer pour lire l’article ? Profiter de l’offre ? Choisis-en une, mets-la dans un bouton bien visible, pis construis tout le courriel pour mener vers elle. La clarté, c’est ce qui transforme l’intérêt en action.
Voici comment je résume l’anatomie d’un bon courriel quand un client me demande par où commencer :
| Élément | Son rôle | La règle d’or |
|---|---|---|
| Nom d’expéditeur | Créer la confiance | Un vrai prénom humain |
| Objet | Donner envie d’ouvrir | Court et intrigant |
| Corps du message | Apporter de la valeur | Une seule idée principale |
| Appel à l’action | Provoquer le geste | Un seul, bien visible |
Comment construire un bon courriel, étape par étape
Construire un bon courriel, c’est pas un don, c’est une suite de bons choix. Voici l’ordre exact dans lequel Daniel pis moi on bâtit un courriel avec un client :
- Décide d’abord la SEULE action que tu veux provoquer, avant même d’écrire un mot.
- Choisis l’idée principale unique qui mène vers cette action et écarte le reste.
- Rédige le corps avec un ton humain, en apportant une vraie valeur à ton lecteur.
- Écris un objet court et intrigant qui reflète honnêtement le contenu.
- Place un seul appel à l’action bien visible, puis relis-toi en te demandant « est-ce que moi, j’ouvrirais ça ? ».

Un exemple concret : une boulangerie à Drummondville
Mettons une boulangerie à Drummondville qui veut annoncer ses nouvelles brioches. La version ordinaire : un objet « Nouvelles de la boulangerie », un courriel bourré de cinq promotions différentes, trois boutons, pis un ton corporatif. Résultat : peu d’ouvertures, pis personne sait sur quoi cliquer.
La version bon courriel : objet « Nos nouvelles brioches sortent du four vendredi », expéditeur « Caroline de la boulangerie », un seul sujet (les brioches), une petite histoire sur leur création, pis un seul bouton « Réserve ta fournée ». Même boulangerie, même nouvelle, mais un courriel qui se fait ouvrir, lire pis cliquer, parce que chaque morceau travaille dans la même direction.
Pis voici la plus belle nouvelle : un bon courriel, ça vieillit bien. Une fois que t’as compris la recette, tu la réutilises envoi après envoi, en changeant juste le contenu. Tu repars jamais de zéro. C’est un savoir-faire qui s’accumule pis qui te sert pour toujours, dans ta business comme ailleurs.
C’est ça, un bon courriel : pas un exploit technique, mais une suite de choix simples qui respectent ton lecteur pis le mènent doucement vers une action claire. Pis chacun de ces choix-là, tu peux les faire toi-même.
Comment Daniel pis moi on bâtit ça chez Froggy
On commence toujours par la fin : c’est quoi l’action qu’on veut provoquer ? Ensuite on construit chaque morceau (l’objet, le ton, le contenu, le bouton) pour mener vers elle, sans rien de superflu. Pas de recette compliquée copiée d’ailleurs : juste les bons fondamentaux, appliqués à TON monde pis à TA voix.
Pis on fait ça avec toi, jamais à ta place. Tu restes l’auteur de ta business pis de ta voix. Nous autres, on t’apporte seize ans d’expérience pour que chacun de tes courriels respire l’humain pis donne envie d’agir.
Tes questions sur ce qui fait un bon courriel
C’est quoi un bon courriel marketing en une phrase ?
C’est un courriel qui donne envie d’être ouvert, qui apporte une vraie valeur à la personne qui le lit, et qui propose une action claire. En d’autres mots : un objet qui intrigue, un contenu utile et humain, et un seul appel à l’action évident. Si ces trois pièces sont en place, t’as un bon courriel.
Quelle est la structure idéale d’un courriel marketing ?
Un objet court et accrocheur, un nom d’expéditeur humain, une ouverture qui capte tout de suite, un corps qui apporte de la valeur, et un seul appel à l’action bien visible. La simplicité gagne presque toujours : un message, une idée, une action. Trop d’éléments noient le vrai but.
Faut-il mettre beaucoup d’images dans un bon courriel ?
Non. Un bon courriel équilibre texte et visuels. Trop d’images ralentit le chargement, peut déclencher les filtres anti-spam, et noie ton message. Une image bien choisie vaut mieux que dix images décoratives. Le cœur d’un bon courriel, ça reste les mots et la valeur qu’ils portent.
Comment savoir si mon courriel est bon ?
Tes chiffres te le diront : un bon taux d’ouverture montre que l’objet fonctionne, un bon taux de clic montre que le contenu et l’appel à l’action livrent. Mais le vrai test, c’est plus simple : relis ton courriel et demande-toi « est-ce que MOI, je serais content de recevoir ça ? ». Si oui, t’es sur la bonne voie.
Est-ce que le courriel rapporte plus qu’une pub payante?
Pour bien du monde, oui, parce que le courriel s’adresse à une audience qui te connaît déjà, tandis qu’une pub payante doit convaincre des inconnus à chaque clic. Une fois ta liste bâtie, le coût par envoi est minime, alors que la pub te facture tant que tu veux être vu. Le courriel capitalise sur la confiance déjà installée.
Ça veut pas dire d’abandonner la pub, mais de comprendre le rôle de chacun. La pub attire du nouveau monde, le courriel le fidélise. Pour une PME du Québec qui veut un rendement durable sans brûler son budget, entretenir sa liste reste un des gestes les plus payants à long terme.
Comment adapter mes courriels selon que je vends aux entreprises ou aux particuliers?
Tout part de qui lit pis pourquoi. Aux particuliers, tu vises une décision rapide: objets accrocheurs, bénéfice clair, appel à l’action direct. Aux entreprises, tu accompagnes une réflexion plus longue: tu démontres ton expertise, tu rassures, tu donnes des repères concrets avant de demander quoi que ce soit.
La fréquence change aussi. En B2C, tu peux écrire souvent autour des nouveautés pis des occasions; en B2B, tu espaces davantage pis tu mises sur la valeur de chaque envoi. Pour une PME, l’erreur serait de copier-coller le même courriel partout: c’est la pertinence pour chaque public qui fait la différence.
À propos de l’autrice

Valérie Payotte est cofondatrice et directrice créative de Froggy-Net, une agence de marketing numérique des Laurentides. Enseignante depuis 2000, dans le marketing web depuis 2009 (17 ans de terrain), deux certificats de HEC Montréal, pis plus de 1 000 heures de recherche et développement en IA générative depuis 2024. Elle écrit depuis Sainte-Anne-des-Lacs. Suis-la sur LinkedIn et YouTube.
Pour aller plus loin dans ton marketing par courriel
Savoir ce qui fait un bon courriel, c’est la base. Pour bâtir toute une stratégie autour, commence par le guide complet, pis pige dans le reste selon ce qui te chicote :
- Le marketing par courriel : un guide complet
- Email marketing et IA en 2026
- Augmenter son taux d’ouverture
- Les coulisses de Mailchimp
- La personnalisation ultime de tes campagnes
- Les listes d’email achetées : plus toxiques qu’on pense
- La magie du design des emails
- Pourquoi l’email marketing n’est pas mort
On bâtit ton prochain courriel ensemble ?
Si tu veux qu’on regarde ensemble comment rendre tes courriels vraiment bons, je t’offre un café virtuel de 30 minutes. On décortique un de tes envois, on trouve quoi améliorer, pis tu repars avec une recette claire. Aucun pitch de vente.