Un client m’appelle en juin. Un couvreur, quelque part entre Saint-Sauveur pis Morin-Heights. Il me dit : « Valérie, j’ai eu un appel d’une madame hier, pis elle m’a dit qu’elle m’avait trouvé sur Perplexity. C’est quoi ça, Perplexity ? » Il l’écrivait même pas comme il faut dans ses notes.
Ce couvreur-là était cité par un moteur qu’il connaissait pas, sur un site qu’il avait payé une fois en 2019. C’est arrivé par accident. Pis c’est exactement le problème : ce qui arrive par accident peut disparaître par accident. Depuis deux ans que Daniel pis moi on teste ces moteurs-là pour nos clients, on a fini par comprendre que se faire citer par Perplexity pis se faire nommer par Claude, ça marche pas comme Google, pis ça marche pas comme ChatGPT non plus. Ils ont chacun leurs robots, leur logique, pis leur façon de choisir qui ils nomment. La bonne nouvelle, c’est que presque personne au Québec s’en occupe. Le terrain est vide.
Mis à jour le 12 août 2026.
En bref
Pour se faire citer par Perplexity, il faut trois choses : que son robot d’indexation ait la permission de lire ton site, que ta réponse soit dans les deux premières phrases de ta page, pis que ton contenu soit à jour. Claude fonctionne autrement : Anthropic utilise trois robots distincts, pis en bloquer un ne bloque pas les autres. Dans les deux cas, la citation se mérite par la clarté du contenu, pas par un budget de publicité.
Dans cet article
- Pourquoi viser Perplexity et Claude quand tout le monde parle de ChatGPT ?
- Comment Perplexity choisit les sources qu’il cite ?
- Comment Claude décide de nommer une entreprise ?
- Se faire citer par Perplexity : les 5 gestes à poser cette semaine
- Qu’est-ce qui change entre Perplexity, Claude pis Google ?
- Comment savoir si Perplexity ou Claude te cite déjà ?
- Foire aux questions
- Pour aller plus loin, le cocon Visibilité pis GEO

Pourquoi viser Perplexity et Claude quand tout le monde parle de ChatGPT ?
Parce que ce sont les deux moteurs où la place est encore libre. Se faire citer par Perplexity aujourd’hui, c’est entrer dans une liste où presque personne se bouscule. Presque tous les articles québécois sur la visibilité IA parlent de ChatGPT ou des réponses de Google. Pendant ce temps, Perplexity affiche ses sources en clair, numérotées, cliquables, pis Claude nomme des entreprises quand la question s’y prête. Deux portes ouvertes, très peu de monde devant.
Il y a aussi une question de public. Le monde qui utilise Perplexity cherche rarement une réponse rapide pour le fun. Il compare, il vérifie, il prépare une décision. Ton client qui magasine un installateur, un comptable ou une clinique avant d’appeler, c’est précisément ce profil-là. Une citation dans ce contexte vaut plus qu’un clic de curieux.
Pis il y a la raison technique, celle qui coûte le plus cher quand on l’ignore. Chaque moteur envoie ses propres robots sur ton site. Ces robots portent des noms différents. Ton site peut très bien laisser entrer celui de Google, pis fermer la porte à celui de Perplexity sans que personne dans ta business l’ait décidé. Ça arrive plus souvent qu’on pense : un plugin de sécurité installé en 2024, une règle de pare-feu ajoutée par un ancien webmestre, pis c’est réglé, t’es invisible dans ce moteur-là.
Le pire, c’est que ça se voit pas. Ton site marche, ton référencement Google tient, tes clients te trouvent encore. Le trou est silencieux. On l’a vu chez des clients qui avaient un excellent site, bien indexé, bien écrit, pis zéro présence dans un moteur simplement parce qu’un robot était bloqué.

Comment Perplexity choisit les sources qu’il cite ?
Pour se faire citer par Perplexity, il faut d’abord savoir qui frappe à ta porte. Le moteur envoie deux robots distincts. Le premier, PerplexityBot, construit l’index qui alimente ses réponses. Le second, Perplexity-User, va chercher une page en direct quand une personne pose une question précise. Dans sa documentation publique, Perplexity écrit que PerplexityBot sert à faire apparaître et à lier les sites dans ses résultats, pas à entraîner un modèle, pis recommande de l’autoriser dans le robots.txt pour que le site apparaisse.
C’est déjà une différence de fond avec ce que la plupart du monde imagine. Autoriser ce robot-là, c’est pas donner ton contenu à une machine qui va l’avaler. C’est demander à être dans la liste. Le refuser, c’est te retirer de la liste. Point.
Une fois la porte ouverte, Perplexity se comporte comme un moteur qui a peu de patience. Il découpe la question du client en plusieurs sous-questions, pis va chercher la meilleure réponse pour chacune. Autrement dit, se faire citer par Perplexity se joue page par page, pas site par site. C’est pour ça qu’une page qui essaie de tout dire à la fois se fait battre par une page courte qui répond parfaitement à un morceau précis.
Mettons un installateur de thermopompes à Sainte-Adèle. Quelqu’un tape « est-ce qu’une thermopompe fonctionne à moins 25 dans les Laurentides ». Perplexity va découper : le rendement au froid, les modèles adaptés au climat, les installateurs de la région. Une page intitulée « Nos services » gagnera jamais ce concours-là. Une page intitulée « Une thermopompe fonctionne-t-elle à moins 25 degrés ? » qui répond dans ses deux premières phrases, elle, a une vraie chance.
La fraîcheur compte aussi, plus que sur Google. Un article daté de 2021 qui traîne sur ton site donne un signal de vieux. Deux paragraphes ajoutés pis une date de mise à jour visible, c’est souvent la différence entre être cité pis rester sur le banc.
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Comment Claude décide de nommer une entreprise ?
Claude ne fonctionne pas avec un seul robot, mais avec trois, pis c’est là que la plupart des sites se plantent. Dans sa documentation officielle, Anthropic décrit ClaudeBot (qui collecte du contenu pouvant servir à l’entraînement), Claude-User (qui va lire une page quand une personne pose une question) pis Claude-SearchBot (qui indexe le contenu pour la qualité des résultats de recherche).
La phrase qui devrait faire lever tous les entrepreneurs est celle-ci : Anthropic écrit que désactiver Claude-SearchBot empêche l’indexation de ton contenu, ce qui peut réduire la visibilité de ton site dans les résultats. Autrement dit, l’éditeur te dit lui-même ce que ça coûte de fermer la porte.
Le piège est subtil. Beaucoup de sites ont bloqué « ClaudeBot » en 2024, à l’époque où le débat portait sur l’entraînement des modèles. C’était un choix défendable. Sauf que bloquer ClaudeBot ne bloque pas les deux autres, pis surtout, ça règle pas la question de ta visibilité. Chaque robot demande sa propre ligne. Un site peut donc se retrouver avec la pire combinaison possible : ouvert à l’entraînement, fermé à la recherche.
Sur le contenu comme tel, Claude a un faible pour ce qui est vérifiable. Un fait daté, une source nommée, une position claire, une page qui dit qui l’a écrite pis pourquoi cette personne-là est crédible. Le contenu vague, celui qui pourrait avoir été écrit par n’importe qui pour n’importe qui, se fait rarement reprendre.
Ce qui veut dire, très concrètement, que ton expérience de terrain est un avantage pis pas un détail. Le couvreur qui explique pourquoi une membrane élastomère se pose mal en bas de dix degrés, avec le chiffre exact pis la raison, donne quelque chose que le moteur peut citer. Le couvreur qui écrit « nous offrons un service de qualité » donne rien du tout.

Se faire citer par Perplexity : les 5 gestes à poser cette semaine
Voici la séquence qu’on applique chez nos clients pour se faire citer par Perplexity, dans l’ordre. Les cinq gestes prennent une demi-journée à la première ronde, pis une heure par mois ensuite.
- Ouvre ton fichier
robots.txt. Il vit à l’adressetonsite.com/robots.txt, tu peux le voir dans ton navigateur, là, tout de suite. Cherche les mots PerplexityBot, Perplexity-User, ClaudeBot, Claude-User, Claude-SearchBot. Chaque nom suivi deDisallow: /est une porte fermée. Si t’es pas à l’aise de toucher à ce fichier-là, c’est exactement le genre d’affaire qu’un webmestre règle en dix minutes. - Mets la réponse dans les deux premières phrases. Sur chacune de tes pages importantes, quelqu’un doit avoir sa réponse avant de scroller. Le reste de la page sert à prouver, à nuancer, à donner le contexte. Les deux premières phrases servent à être reprises.
- Écris tes titres comme les vraies questions de ton client. Pas « Services de toiture », mais « Combien de temps dure une toiture en bardeaux au Québec ? ». Une question par page. C’est la façon la plus simple de matcher les sous-questions que les moteurs découpent.
- Date tes pages pis mets-les à jour. Une date de mise à jour visible, deux ou trois paragraphes ajoutés par année sur tes pages piliers. La fraîcheur est un des rares leviers que t’as en main sans dépendre de personne.
- Fais-toi nommer ailleurs que chez toi. Une entrevue dans le journal local, un répertoire sérieux de ton secteur, une association professionnelle, une fiche Google complète. Les moteurs recoupent. Une entreprise mentionnée à trois places crédibles est plus facile à nommer qu’une entreprise qui existe seulement sur son propre site.
Une remarque honnête sur le rythme : ça bouge pas en 48 heures. Selon le secteur pis la fréquence de recrawl, on parle de quelques semaines avant de voir un changement dans les réponses. Se faire citer par Perplexity, c’est un actif qui se bâtit, pas un interrupteur.

Qu’est-ce qui change entre Perplexity, Claude pis Google ?
Les trois lisent le web, mais ils cherchent pas la même chose pis ils te récompensent pas pareil. Ce tableau résume ce qu’on observe sur le terrain avec nos clients.
| Ce qui compte | Perplexity | Claude | Google classique |
|---|---|---|---|
| Le résultat visé | être une source numérotée dans la réponse | être nommé dans le texte de la réponse | être dans la liste de liens bleus |
| Ce qui ouvre la porte | autoriser PerplexityBot dans le robots.txt | autoriser Claude-SearchBot et Claude-User | être indexé par Googlebot |
| Ce qu’il aime le plus | la fraîcheur pis la réponse ultra courte en tête | le fait vérifiable, la source nommée, l’auteur identifié | la pertinence pis l’autorité du domaine |
| La forme qui gagne | une page = une question précise | un contenu daté, signé, prouvé | un contenu complet et bien maillé |
| Comment tu mesures | la citation numérotée apparaît ou pas | ton nom apparaît ou pas | ta position de 1 à 10 |
Ce que ce tableau dit vraiment, c’est qu’il n’y a plus de position 3 ou de position 7 dans les moteurs IA. T’es cité ou tu l’es pas. C’est binaire. Ça fait peur cinq minutes, pis après ça libère : se faire citer par Perplexity demande pas de battre neuf concurrents, ça demande d’être la source la plus claire sur une question précise.
L’autre chose que le tableau montre, c’est que rien là-dedans contredit ton référencement Google. Une page bien structurée, qui répond vite pis qui est bien reliée aux autres, sert les trois en même temps. On ne remplace pas le SEO par le GEO, on l’étend. Le budget se déplace pas, il se prolonge.

Comment savoir si Perplexity ou Claude te cite déjà ?
Le test prend dix minutes pis il coûte rien. Ouvre Perplexity, ouvre Claude, pis pose la question exacte qu’un client poserait : « meilleur [ton métier] à [ta ville] », ou mieux, la vraie question de fond que le monde te pose au téléphone. Note trois choses : est-ce que ton nom sort, quelles sources sont citées à ta place, pis quelles pages de ton site apparaissent s’il y en a.
Écris les réponses quelque part. Un tableau dans un fichier, une page dans ton carnet, ça change rien. Ce qui compte, c’est de refaire exactement le même test dans un mois, avec les mêmes questions, pour comparer des pommes avec des pommes. Sans point de départ écrit, tu sauras jamais si ce que tu fais marche.
Regarde surtout qui prend ta place. Neuf fois sur dix, c’est pas ton concurrent direct, c’est un gros portail, un annuaire ou un magazine. Ça, c’est une information stratégique : ça te dit quel type de contenu le moteur juge crédible sur ta question, pis ça te donne le format à battre.
Un mot sur le découragement, parce qu’il vient vite. La première fois qu’on fait ce test-là avec un client, son nom sort presque jamais. C’est normal, c’est pas un verdict sur son travail. C’est un point de départ. On a des clients dont le nom est sorti en premier dans le Mode IA de Google quelques heures après la publication du bon contenu, avec la capture d’écran pour le prouver. Ça se bâtit.
La première marche
On peut faire le test ensemble, sur ton métier pis ta ville. 30 minutes de Zoom, sans frais, sans engagement : on regarde où ton client te trouve, où il te cherche sans te voir, pis la première affaire à changer. 🐸

Foire aux questions
Est-ce que bloquer ces robots protège mon contenu ?
Ça dépend du robot. Bloquer un robot d’entraînement empêche ton contenu de nourrir un futur modèle. Bloquer un robot de recherche ou d’indexation te retire des réponses où ton entreprise pourrait être nommée. Les deux décisions sont séparées, pis elles demandent chacune leur ligne dans le fichier robots.txt.
Combien de temps avant d’être cité par Perplexity ou Claude ?
Se faire citer par Perplexity, ça se compte en semaines, pas en jours. Le délai dépend de la fréquence à laquelle les robots repassent sur ton site, de la clarté de tes pages pis de la concurrence sur la question visée. Une page neuve bien structurée sur une question peu couverte bouge plus vite qu’une page qui se bat contre des portails nationaux.
Est-ce que ça remplace mon référencement Google ?
Non, ça s’ajoute. Une page claire, bien reliée et bien indexée sert Google, Perplexity pis Claude en même temps. Le travail de fond est le même, ce qui change c’est la forme de la réponse en tête de page pis la façon de titrer.
Je suis tout seul dans ma business, par où je commence ?
Par le robots.txt pis par une seule page. Choisis la question que tes clients te posent le plus souvent au téléphone, fais-en un titre, réponds dans les deux premières phrases, pis date la page. Une page bien faite bat dix pages moyennes.
Pour aller plus loin, le cocon Visibilité pis GEO
Se faire citer par Perplexity, c’est une pièce du casse-tête. Voici les autres :
Sortir dans les recherches IA, le programme complet (le pilier du cocon) · ChatGPT recommande-t-il ton entreprise ? · Comment apparaître dans les réponses de ChatGPT · C’est quoi le GEO, en mots simples
Sources
1. Anthropic, « Does Anthropic crawl data from the web, and how can site owners block the crawler? », Centre d’aide Claude, mis à jour le 7 avril 2026. Consulter la source
2. Perplexity, « Perplexity Crawlers », documentation officielle. Consulter la source
Bouge, mais à ta dose.
Valérie & Daniel, Froggy-Net, Sainte-Anne-des-Lacs · Depuis 2009
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L’autrice Valérie Payotte, cofondatrice et directrice créative de Froggy-Net. Enseignante depuis septembre 2000, dans le marketing web depuis 2009, 17 ans de terrain, 1 000+ heures de R&D en IA générative depuis fin 2024. Écrit depuis Sainte-Anne-des-Lacs, dans les Laurentides. |


