Mis à jour en février 2026.
En bref : pourquoi ton taux d’ouverture est bas
Si ton taux d’ouverture traîne, c’est presque toujours une de ces quatre raisons : tes objets sont plates ou trop génériques, ton nom d’expéditeur n’inspire pas confiance, ta liste contient des contacts morts ou achetés, ou tes courriels sont devenus prévisibles pis ennuyeux. La bonne nouvelle : chacune de ces causes se corrige. On les diagnostique une par une, pis tu vas vite voir laquelle te coûte le plus d’ouvertures.
T’ouvres ton tableau de bord un lundi matin, pis le chiffre te saute au visage : 12 % d’ouverture. Tu te demandes ce que t’as fait de pas correct. Spoiler : probablement rien de catastrophique. Un taux bas, c’est rarement un seul gros problème, c’est plutôt une accumulation de petits détails qui découragent l’ouverture. Pis des détails, ça se règle.

Est-ce que mes objets sont tout simplement ennuyeux ?
C’est souvent la première coupable, pis la plus dure à s’avouer. Ton objet, c’est la seule chose que ton monde voit avant de décider d’ouvrir ou non. Si tu écris « Infolettre du mois » ou « Nouvelles de l’entreprise », tu donnes aucune raison de cliquer maintenant. C’est l’équivalent d’une porte sans enseigne.
Le test que je fais avec mes clients est simple : lis ton objet à voix haute pis demande-toi « si je recevais ça d’une autre business, est-ce que j’ouvrirais ? ». Si t’hésites, c’est ta réponse. Un bon objet crée une petite tension : une curiosité, une nouveauté, une raison de pas attendre.
Un autre détail qui rend tes courriels ennuyeux sans que tu t’en rendes compte : la répétition. Si chaque envoi a la même structure, le même ton, le même genre de titre, ton monde finit par deviner ce qu’il y a dedans avant même d’ouvrir. Pis quand on pense connaître la suite, on saute. Varie tes angles, surprends de temps en temps, raconte une vraie histoire au lieu d’aligner des promotions.
Pis attention au piège inverse : à force de vouloir être accrocheur, certains tombent dans le racoleur (« OUVRE VITE!!! 🔥🔥🔥 »). Ça, ça sent le spam à plein nez, pis ça fait fuir autant qu’un objet plate. La cible, c’est l’honnête intriguant : une vraie promesse, dite simplement.
Est-ce que mon monde reconnaît même qui leur écrit ?
Voici un angle mort géant : le nom d’expéditeur. Quand ton monde regarde sa boîte de réception, y voit deux choses avant tout, le nom de l’expéditeur pis l’objet. Si ton nom affiche « info@ » ou « noreply@ », tu pars avec deux prises contre toi. On ouvre des courriels qui viennent de quelqu’un, pas d’un robot.
Mets un vrai prénom, idéalement le tien ou celui de quelqu’un dans ta business. « Sophie de la boutique » se fait ouvrir bien plus que « Boutique XYZ ». Pis garde-le constant : si ton monde apprend à reconnaître ton nom, leur réflexe d’ouverture devient automatique.
La confiance se bâtit aussi sur la régularité. Si t’envoies un courriel aux trois mois, ton monde t’a oublié entre-temps. Quand le suivant arrive, y se demandent c’est qui, pis dans le doute, y l’ouvrent pas. La constance, c’est pas juste une bonne habitude, c’est un signal de confiance.

Est-ce que ma liste me tire vers le bas ?
Voici la cause la plus sournoise, parce qu’elle est invisible. Ta liste contient peut-être des centaines d’adresses qui ont jamais ouvert un seul de tes courriels. Des inscriptions oubliées, des contacts achetés dans le passé, des adresses qui existent plus. Chacune de ces adresses-là tire ta moyenne vers le bas pis envoie un mauvais signal à Gmail.
Quand une grosse portion de ta liste ignore tes envois, les fournisseurs de courriel concluent que ton contenu est pas désiré, pis y commencent à te ranger dans Promotions ou pire, dans les indésirables. Faque même tes vrais fans finissent par moins te voir. C’est un cercle vicieux qui se nourrit tout seul.
Petit truc pour t’aider à lâcher prise : ces contacts-là t’ouvraient déjà pas. Les retirer change rien à ton vrai nombre de lecteurs, ça améliore juste la santé de ta liste aux yeux des fournisseurs. C’est pas une perte, c’est un grand ménage qui fait du bien à toute la maison.
La solution fait peur mais elle est libératrice : nettoie. Retire les contacts inactifs depuis six mois à un an. Oui, ta liste va rapetisser, pis non, c’est pas grave. Un taux d’ouverture qui passe de 12 % sur 1 000 contacts à 30 % sur 400 contacts, c’est plus d’humains qui te lisent vraiment.
Voici comment je résume les causes d’un taux bas quand un client me demande par où regarder :
| Symptôme | Cause probable | Premier geste |
|---|---|---|
| Taux bas dès l’envoi | Objet plate ou nom d’expéditeur flou | Réécrire l’objet, mettre un vrai prénom |
| Taux qui baisse avec le temps | Liste qui vieillit | Nettoyer les inactifs |
| Courriels en Promotions | Ton trop commercial | Écrire plus humain, moins d’images |
| Désabonnements en hausse | Trop d’envois ou peu de valeur | Espacer et soigner le contenu |
Comment je remonte un taux d’ouverture, étape par étape
Si tu te reconnais dans un ou plusieurs de ces symptômes, pas de panique. Voici l’ordre dans lequel Daniel pis moi on attaque un taux bas avec un client :
- Diagnostique : regarde tes trois derniers envois et identifie si le problème est l’objet, la liste ou le rythme.
- Nettoie ta liste : retire tout contact inactif depuis six mois à un an, sans culpabilité.
- Change ton nom d’expéditeur pour un vrai prénom reconnaissable et garde-le identique.
- Réécris ton prochain objet pour qu’il donne une raison concrète d’ouvrir aujourd’hui.
- Fixe un rythme régulier que tu peux tenir, pis mesure tes taux sur trois envois avant de rejuger.

Un exemple concret : une clinique dentaire à Laval
Mettons une clinique dentaire à Laval qui envoie un rappel mensuel avec l’objet « Rappel de la clinique », signé « noreply@clinique ». Taux d’ouverture : 9 %. Les patients voient un courriel anonyme qui ressemble à une facture, faque y passent à côté.
On change deux affaires. L’expéditeur devient « Dre Tremblay, ta dentiste », pis l’objet devient « Un petit truc pour des dents en santé cet hiver ». Soudainement, c’est une personne qui parle à une personne, avec une vraie valeur dedans. Même clinique, même liste, mais le taux grimpe parce que le courriel respire l’humain au lieu de l’administratif.
C’est ça, le cœur du diagnostic : un taux bas, c’est rarement parce que t’as rien à dire. C’est parce que quelque chose, entre toi pis la boîte de réception, brouille le signal. Pis ce quelque chose, tu peux le déboucher toi-même.
Comment Daniel pis moi on diagnostique ça chez Froggy
On regarde tes vrais chiffres, pas des moyennes pigées sur un blogue américain. On lit tes trois derniers envois, on repère où le signal se perd, pis on corrige une affaire à la fois pour voir ce qui bouge. Pas de recette magique : un diagnostic honnête, suivi d’ajustements testés.
Pis on fait ça avec toi, jamais à ta place. Tu restes l’auteur de ta business pis de ta voix. Nous autres, on t’apporte seize ans de réglages pour que t’arrêtes de te demander « pourquoi personne ouvre » pis que tu commences à savoir exactement quoi changer.
Tes questions sur le taux d’ouverture qui stagne
Pourquoi mes courriels finissent dans l’onglet Promotions ?
Gmail trie automatiquement les courriels qui ressemblent à de la pub : trop d’images, trop de liens, un ton trop commercial. Si ton monde ouvre quand même tes courriels depuis cet onglet, c’est pas dramatique. Mais si tu veux remonter dans la boîte principale, écris plus comme une vraie personne et moins comme une brochure.
Est-ce qu’un taux d’ouverture bas veut dire que mon contenu est mauvais ?
Pas nécessairement. Souvent, c’est l’objet ou le nom d’expéditeur qui bloque l’ouverture avant même qu’on voie ton contenu. Ton texte peut être excellent : si personne ouvre, personne le sait. Commence par régler ce qui se passe dans la boîte de réception, pis ton bon contenu va enfin avoir sa chance.
Combien de temps avant de voir mon taux remonter ?
Avec des ajustements concrets (objet, nom d’expéditeur, nettoyage de liste), tu peux voir une différence dès le deuxième ou troisième envoi. Mais une vraie remontée stable prend deux à trois mois, le temps que tes nouveaux réflexes s’installent et que ta liste se renforce.
Est-ce que je devrais arrêter d’envoyer si mon taux est très bas ?
Non, arrêter empire le problème : ton monde t’oublie encore plus vite. La solution, c’est pas d’envoyer moins, c’est d’envoyer mieux. Resserre ta liste autour des gens vraiment intéressés, soigne tes objets, pis garde un rythme régulier. C’est la constance qui rebâtit l’habitude.
Comment tester deux objets de courriel pour savoir lequel ouvre le mieux ?
Le test A/B d’objet, c’est envoyer deux versions de ta ligne d’objet à deux petits groupes de ta liste. Celle qui se fait ouvrir le plus gagne, pis ta plateforme envoie l’objet gagnant au reste de tes abonnés. Tu laisses tes vrais lecteurs choisir à ta place.
Teste une seule chose à la fois. Un objet avec ton prénom contre un objet avec une question. Une promesse claire contre une curiosité. Si tu changes trois affaires en même temps, tu sauras jamais laquelle a fait la différence.
Garde tes objets gagnants dans un fichier. Après dix campagnes, tu vas voir ton propre style ressortir, pis t’auras plus besoin de deviner ce qui accroche ton monde.
Comment réengager les abonnés qui n’ouvrent plus tes courriels ?
Réengager, c’est tendre la main aux abonnés devenus silencieux avant de les perdre pour de bon. Tu leur envoies une courte séquence qui change de ton, rappelle pourquoi ils se sont inscrits, pis offre quelque chose de concret. Ceux qui répondent reviennent, les autres te disent qu’il est temps de les laisser aller.
Un bon courriel de réengagement pose une vraie question. « On se voit moins, qu’est-ce qui te ferait plaisir de recevoir ? » Ça ouvre une porte au lieu de pousser une vente, pis ça réveille du monde.
Si après deux ou trois tentatives la personne reste muette, retire-la. C’est pas un échec, c’est de l’hygiène. Tu gardes une liste de gens qui veulent vraiment être là.
À propos de l’autrice

Valérie Payotte est cofondatrice et directrice créative de Froggy-Net, une agence de marketing numérique des Laurentides. Enseignante depuis 2000, dans le marketing web depuis 2009 (17 ans de terrain), deux certificats de HEC Montréal, pis plus de 1 000 heures de recherche et développement en IA générative depuis 2024. Elle écrit depuis Sainte-Anne-des-Lacs. Suis-la sur LinkedIn et YouTube.
Pour aller plus loin dans ton marketing par courriel
Un taux d’ouverture qui remonte, ça fait partie d’une stratégie courriel plus large. Si tu veux bâtir la tienne au complet, commence par le guide complet, pis pige dans le reste selon ce qui te chicote :
- Le marketing par courriel : un guide complet
- Email marketing et IA en 2026
- Augmenter son taux d’ouverture
- Les coulisses de Mailchimp
- La personnalisation ultime de tes campagnes
- Les listes d’email achetées : plus toxiques qu’on pense
- La magie du design des emails
- Pourquoi l’email marketing n’est pas mort
On regarde ton tableau de bord ensemble ?
Si t’as envie qu’on diagnostique ensemble pourquoi ton taux d’ouverture stagne, je t’offre un café virtuel de 30 minutes. On ouvre tes stats, on trouve le vrai blocage, pis tu repars avec un plan clair. Aucun pitch de vente, promis.